24 septembre.
7h. Réveille. 7h30. Bus. 7h45. Lycée. 8h. Toilettes, vin, quelques gorgées.
Sonnerie, cours, en fond de classe, seul, entouré, je dessine, je me perds.
Parfois, je hurle dans la rue, j'existe, on me voit, jamais longtemps.
10h. Pause. Vin.
Je me demande comment font les autres, ils parlent, se cherchent, se sentent, fument. J'ai beau les observer, je n'en sais pas plus, un peu comme une télévision sans le son, j'imagine, je m'amuse. Je ne fume pas, personne ne me l'a jamais proposé.
Dans 10 ans je ne me vois nulle part, impossible à imaginer, "qu'est-ce que tu veux faire plus tard?", je ne sais même pas ce que je fais maintenant.
Alcoolique certainement, rien sûrement.
Je ne veux plus vivre, mais je ne veux pas mourir,
qu'est-ce qu'il me reste? ...attendre.

X

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Ana avait sept ans et il lui manquait quelques dents. Elle déambulait hâtivement dans les couloirs de son école, une fois sous le préau, emmitouflé dans son manteau, elle s'assit sur le banc écrivant frénétiquement
"ce n'est pas parce que j'étais ici que j'y suis, ou suis-je?".
Relevant la tête en souriant, elle laissa le petit mot préalablement froissé traîné à côté d'elle.
Jamais elle n'aurait d'enfant, à quoi bon, le monde s'écroule "ok disait-elle, pas besoin d'entraîner de pauvre innocent dans ce tourment."
Marchant maintenant dans la cour d'un air nonchalant, se demandant pourquoi elle n'arrivait, désespérément pas, à être enthousiaste sur le fait d'être sur cette terre, "que puis-je faire...naître et mourir, comment remplir l'entre deux, ce milieu si vide depuis longtemps".
L'impression que tout avait déjà été fait, surement même le fait de mourir d'ennui. Elle sortit alors sa trousse de son sac d'école, puis de la ces ciseaux (a bout rond), et commença à se couper anarchiquement les cheveux, puis elle recolla les mèches tombées avec du scotch.
Une fois chez elle, sa mère, dont l'alcoolémie passé (et surement futur) avait laissé quelques traces, s'exclama
"Es-tu obligé de faire tout ce que ton grand-frère a fait?! putain ces gamins!"
qui fut immédiatement répondu par un
"As-tu été obligé de faire ce que ta mère a fait? vivre quelques jours en tant que spermatozoïde m'aurait amplement suffi"
ce que la suite de sa vie confirmera, même en ayant jamais eu d'enfant.

mercredi 19 mai 2010.

ANA
Ana venait d'avoir 6 ans, elle avait pourtant l'air d'en avoir 16. Son maître d'école, exigent mais courtois, pensait qu'une fille de 16 ans savait forcement lire, l'illettrisme était impossible puisqu"il veillait à apprendre à la lettre la lecture à ses élèves depuis des années.
Ana était donc condamné. Elle restait muette et regardait la pluie tomber pendant que ses camarades lisaient dans leur tête.
Ses deux parents ne se doutaient de rien, préférant manger leurs carrés de chocolat devant la télévision.

Ana mourut d'une pneumonie à l'âge de 9 ans dans l'indifférence générale.

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Ana a 13 ans, en mangeant des frites, elle s'étouffe. au lieu de se dire "je vais mourir", elle pense "je suis en vie"


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Le jour de ses 20 ans Ana rêvait de recevoir le camping car Barbie, Elle était persuadée que ses parents avaient compris les nombreuses allusions qu'elle avait fait au court de leurs longues discussions dans les escaliers. Il n'en était rien, elle reçut un chèque de sa grand-mère et une bouteille vide de vodka de ses parents.
Avec l'argent de sa grand-mère elle alla s'acheter son camping car le lendemain.
Elle était contente mais émotionellement déficiente.

Elle mourut renversée par un camping car d'adulte à 23 ans.

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Il était une fois une petite fille, elle se prénommait naturellement Ana.
Ana était seul, elle ne voyait plus son grand-frère depuis quelques minutes déjà.
Elle avait 3 ans et savait pertinemment qu'elle ne le reverrait jamais.
Elle se demandait pourquoi elle attendait que ce jour finisse alors que celui qui le suivrait se finirait aussi.

Ana mourut à l'âge de 3 ans.




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Ana avait douze ans, elle n'avait jamais rien ressentie jusqu'à présent, même lors des rare fois ou sa mère l'avait pris dans ses bras. Un jour elle croisa un garçon, pas plus beau que la moyenne. Elle n'y fit pas attention jusqu'au jour où il alla lui parler. Quelqu'un j'intéressais à elle. Elle commença à sentir quelques choses dans son ventre, mais ne comprenais pas quoi. Le lendemain le garçon se remis à côté d'elle a la cantine, cette scène se répétât plusieurs fois, et elle compris qu'elle était amoureuse, qu'elle ressentait quelque chose, pour la première fois de sa vie. Elle était heureuse et ne voulais pas que ça change, ce garçon ne devait pas s'apercevoir de ses sentiments grandissant, pour la simple et bonne raison qu'ils gâcheraient tout. Un jour c'est lui qui fit un malheureux pas vers elle. Tout était donc fini, car tout allait finir. S'en suivie une relation amoureuse maladroite de merde, qui, bien évidemment, fini un jour beaucoup plus proche que ce que tout le monde aurait pu croire. Le jour ou le garçon se désintéressa complément d'elle fut le jour où elle se suicida.

naître_sourire_parler_marcher_apprendre_social_encore sourire_souffrir_lire_
écrire_ lutter_grand mère meurt_comprendre_échouer_décevoir_croire_
avancer_tomber amoureux_grandir_seul_essayer_pleurer_majorité_travailler_
regretter_femme_marie_enfants (mais pourquoi donc?)_encore_travailler_payer_suicide (?)_fatiguer_épuiser_ donner_donner_donner_mourir/

Il était une fois une petite fille qui tout le monde appelait le petit chaperon rouge, en raison de sa grosse tête rouge et de sa petite taille.
Pauvre petite fille perdue, ses deux parents étant mort du sida c'est sa grand-mère autoritaire qui la recueillit chez elle dans le Minnesota.
Un jour d'automne sa grand-mère, qui pratiquait l'escalade, lui ordonna d'aller porter des fleurs sur la tombe de sa mère et de cracher sur celle de son père. La petite fille faillit fondre de joie, enfin elle allait avoir le droit de sortir de la cave.
Sa grand-mère lui donna un bouquet de pissenlit morte et un verre de vodka pour la route
" Mais grand-mère, a-t-elle dit, tu sais bien que les enfants de mon âge ne boivent pas de vodka sans jus d'orange
-prends simplement ce que l'on te donne à simplement répondu mère-grand en reniflant lourdement. "
Après trois verres de vodka (sans jus d'orange) la petite fille put enfin se mettre sur la route du cimetière derrière l'église, un grand sourire sur le visage, la tête toujours baissé, elle partit.
Le cimetière était à 4 kilomètre 887 de sa cave, sur la route elle croisa des enfants qui jouaient au base balle, elle repensât à son père, monsieur chaperon, qui la forçait, tous les soirs après l'école, à chanter dans les bars de strip-tease de la ville.
Elle secoua la tête et repris sa route en fredonnant une petite chanson :
" Oh little star,
Can you start
the beautiful
and the dream"
Elle s'interrompit soudainement lorsqu'elle entendit une voix grave disant:
" Que chantes tu jolie petite fille ? "
Elle leva la tête et aperçu un loup qui se tenait sur ses deux pattes arrières et elle dit
" je ne veux rien acheter
-mais je n'ai rien à te vendre, répondit le loup
-alors laissez-moi passer
-ça ne t'étonne pas de voir un loup parler et se tenir debout ?
-je n'ai jamais vu de loup de ma vie, répondit elle simplement
-Où vas-tu ?
-dans ton cul !...je m'excuse, je n'ai pas pus m'en empêcher. "
Et ils riaient tous les deux en choeur. S'en suis une longue conversation à bâtons rompus, le loup avoua au chaperon qu'en fait il était gay, et elle lui révéla qu'elle aimait bien le sel. Elle lui parla longuement de sa nouvelle vie, la grand-mère autoritaire, le verre d'huile en guise de repas du soir et sa carrière arrêtée soudainement.
" Tu veux que m'en occupe ? dit le loup
-de quoi ?
-de ta grand-mère !
-tu le ferais ? "

Quelques heures plus tard elle était de retour chez elle. Sa grand-mère la trouva bizarre.
" Ma petite fille Que tu as de grandes oreilles !
-c'est pour mieux vous entendre venir grand-mère.
-Ma petite fille que tu as de grandes jambes !
-c'est pour mieux vous fuir grand-mère.
-Ma petite fille que tu as de grandes dents !
-C'est pour mieux te manger !
Et en disant ces mots, Le Loup se jeta sur la grand-mère, et la mangea.

Quelques semaines plus tard le loup avait emménagé chez le petit chaperon qui avait repris les cours de chant et de danse et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'aventure.

Moralité :
Même si les moyens sont extrêmes, ils sont parfois nécessaires